EXTRAIT DE L’ARTICLE EDITE PAR THOT CURSUS
Nous sommes face à un changement radical des paradigmes.
Là où le livre a une limite physique, le livre est ouvert, le livre est fermé; il est lu ou abandonné, aujourd’hui, le livre est devenu vivant, il bouge sans cesse, l’histoire est une, est multiple, selon le nombre de joueurs. On est absorbé et il devient difficile de s’en extraire. C’est nouveau, il va falloir s’adapter. C’est le métavers :
«Miroir, ô mon beau miroir, dis-moi qui est le plus beau, le plus séduisant, le plus branché, le plus…», se répand le plus narcissique antihéros moderne. Julien, le nouveau personnage du roman de Nathan Devers, Les Liens artificiels (Albin Michel), est ce genre de personnage que personne ne voudrait être: un anonyme raté qui tente de se refaire, plutôt lâchement, mais non sans succès, dans le Métavers. Après Ciel et Terre (Flammarion, 2020 – Prix Edmée de la Rochefoucauld) et Espace fumeurs (Grasset, 2021), le jeune écrivain Nathan Devers dépeint la quête effrénée de plaisirs d’un jeune homme sans histoire dans le paradis virtuel du Métavers.”
Source : «Les Liens artificiels» de Nathan Devers, une vie rêvée dans le Métavers-
https://www.letemps.ch/culture/livres/liens-artificiels-nathan-devers-une-vie-revee-metavers
https://www.decitre.fr/livres/les-liens-artificiels-9782226475053.html
Le metavers avec ses préquelles que sont les jeux vidéo, équivaut à lire des livres à haute dose. C’est la différence entre le tabac et la drogue ou entre le vin occasionnel et l’alcoolisme patenté. Et surtout si on a des blessures à soigner, c’est un médicament qui peut gangrener tout l’individu. Tout est question de dosage.
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