Entre Goma et Bukavu, la ville de Nyamukubi, les pluies ont entrainé sur leur sillage la destruction de 100 maisons, laissant 600 personnes à la rue et tuant 4 personnes le 27 avril 2022
C’est une nouvelle catastrophe pour la Région. Lundi une colline s’est effondrée à Bukavu, la semaine dernière l’eau a recommencé à monter dans les quartiers d’Uvira, et encore la semaine dernière, c’est Kindu situé à la même latitude qu’Uvira qui comptait 3500 maison détruite en une nuit.
D’autres villages autour de Nyamukubi ont été aussi touchés comme celui de Bushushu.
L’appel lancé par Delphin Birimbi président du cadre de concertation de la société civile de Kalehe :
‹‹ Nous demandons aux organisations humanitaires et autres personnes de bonne volonté de venir en aide aux familles des victimes et à la population d’éviter à construire dans des endroits non appropriés ››
C’est un enchainement de catastrophes naturelles liées à la surabondance des eaux de pluie qui viennent accélérer la destruction des têtes d’érosion du sol connues et répertoriées.
» J’ai eu une conversation cet après midi avec le HCR de RDC qui m’a dit que les évacuations préventives ne sont pas dans leur mission. Et, qu’il font peu d’interventions sur les catastrophes climatiques car ce n’est pas non plus dans leur mission initiale.
On fait quoi nous ? On laisse les gens se faire inonder et on leur demande une aide hypothétique ? Ce n’est pas acceptable pour nous. Ceux qui ont été inondé par l’eau un jour savent qu’on ne peut rien récupérer et il n’y a pas d’assurance là-bas qui permet de tout racheter. C’est une catastrophe humanitaire importante qui arrive en RDC et on le sait à l’avance.
Moi, je ne peux pas laisser faire les catastrophes sans rien faire. On sait où il y a les problèmes, on sait les zones qui sont sujettes à catastrophes naturelles. Maintenant, il faut faire. On a besoin de fond de reconstructions urbaines. Les terrains sains, on les trouve, il y en a.
Il manque 2 choses :
- la création d’un fond climatique pour les catastrophes naturelles. Un fond équitable et pas lié à l’émotionnel des donateurs.
- la formation d’africains sur le terrain pour gérer eux-mêmes leurs catastrophes climatiques. Les bonnes volonté on en trouve aussi beaucoup sur place.
Nous on est prêt à coordonner nos membres ONGs et associations sur le terrain. Il nous manque le fond climatique. »
Virginie Guignard Legros, Présidente REGENERATION MATRIX group